Au Niger, une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles d’anciens ministres du régime civil renversé en juillet 2023, ont été remises en liberté. Cette décision, annoncée par la junte au pouvoir, s’inscrit dans le cadre des recommandations issues des « assises nationales » de février.
Plusieurs figures de l’ancien régime sont concernées par cette libération. Parmi elles, Mahamane Sani Issoufou, ancien ministre du Pétrole et fils de l’ex-président Mahamadou Issoufou (2011-2021), mais aussi Kalla Moutari, ex-ministre de la Défense, Ahmed Djidoud, ancien ministre des Finances, et Ibrahim Yacoubou, qui dirigeait le portefeuille de l’Énergie.
D’autres personnalités comme Foumakoye Gado, président du PNDS (ancien parti au pouvoir), le journaliste Ousmane Toudou, ou encore Alat Mogaskia, ex-ambassadeur au Nigeria, figurent sur la liste des libérés.
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Certains d’entre eux étaient détenus pour « complot ayant pour but de porter atteinte à la sûreté et à l’autorité de l’État » après le coup d’État du général Abdourahamane Tiani, ancien chef de la garde présidentielle.
Cependant, cette vague de libérations ne concerne pas l’ex-président Mohamed Bazoum. Renversé en juillet 2023, il demeure en détention sans qu’aucune date de procès n’ait été fixée. Son immunité a été levée, et il est poursuivi sous des accusations similaires à celles ayant visé les responsables récemment libérés.
Outre les anciens ministres, des militaires condamnés par le passé pour « tentative de coup d’État » ou « atteinte à la sûreté de l’État » ont également bénéficié d’une remise en liberté.
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